Y'a que les chinois pour dormir dans le train. Ils se posent, parlent entre eux, et l'instant d'après, le silence resonne, leurs yeux sont clos.
Et j'ai ce manque. Ce manque de lui qui m'opresse, qui torture mon esprit et me plonge dans un kaleidoscope de souvenirs, ou son image ressort sans cesse.
Et j'écris, la musique à fond dans les oreilles. Pour me distraire et deverser ma peine.
Le son est de plus en plus fort. Puis il y a cette fille, cette jeune blonde qui a l'air d'avoir seize ans. Elle se maquille minutieusement, comme seule au monde, ignorante des regards autour d'elle. Tout y passe. quand elle a fini, elle range son bric à brac et surprend mon regard curieux & amusé.
Ce soir, je suis inspiré.
Et Paris se rapproche. Je vois la neige tandis que le train roule & roule. Compacte et blanche, elle semble parsemée de milliards de diamant. Et elle brille & brille.
Le froid s'empare de moi, par moment. J'en tremble et pense à un feu de cheminée. J'ai froid et me rapproche irrévocablement d'un froid plus intense. Et la neige s'offre à ma vue. Blanche & pure.
Et je pense à lui. Lui qui me manque déjà. Son amour fait battre mon coeur, comme je fais battre le sien.
Et petit à petit, je me rapproche d'eux. Plus que quelques heures à tenir avant de les retrouver.
Alors ma joie sera comble.